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Egrégor, de son vrai nom Johan-Bastien Polle Di Noia, est né en Picardie, région qui lui est chère. Les ciels remarquables, les forêts et son important patrimoine entrainent ses premières amours vers l'architecture et la sculpture, passion qu’il concrétisa en acquérant le Pavillon Henri II (France). Cet ensemble forme l’enveloppe en laquelle évolue ce photographe à la démarche honnête et profonde.

Dès l’adolescence, naît une attirance pour les arts graphiques, en particulier la photographie. Si les prémices de son travail photographique naissent en 1999, la maîtrise des techniques devient solide en 2007. Germent alors les premiers travaux puis l'inspiration réelle qui éclôt en 2011.

« Ce qui m'est le plus agréable en photographie est la perception relative que je me fais des choses qui m'entourent. »

C'est dans les toiles de Georges de Latour, du Caravage, de Rembrandt qu'il envisage la lumière, c'est dans celles de Turner qu'il envisage l'infini des possibles.

Les photos d’Egrégor proposent une autre lecture de notre quotidien, de notre environnement immédiat. Par le détail du réel, une lumière ou une perspective remarquable, par le focus effectué sur l’élément presque insignifiant ou un arrêt sur image sur une vue insoupçonnée, il cherche à montrer la beauté intense et spirituelle de notre environnement. Ses photos nous obligent à mieux percevoir notre place entre micro et macrocosme, deux dimensions qui induisent un thème récurrent dans ses œuvres, le temps qui passe, qu'il s'efforce de sublimer.

Egrégor présente sa première exposition "Fe2O3, précisions de corrosion" fin 2013 au Pavillon Henri II (France). Ce sera la première d'une série de trois versions de son travail autour de la corrosion des métaux. Ses ambitions dans ce travail : démontrer la beauté de la rouille dans ses couleurs, dans ses aspérités, dans sa diversité, et dans son rapport intime aux inquiétudes des humains face au temps qui passe. Il participe l'année suivante au Festival Off de photographie de Beauvais dans lequel il présente la deuxième version "Fe2O3, 2ème Bain". Puis il expose son ultime version, "Fe2O3, 3ème Bain" d'abord à Londres en 2015 pendant huit mois, puis de nouveau au Pavillon Henri II. C'est cette version qui figera ses créations autour de ce thème, considérant qu'il aura atteint ce qu'il souhaitait : donner à voir la matière au plus près pour n'en observer plus qu'une abstraction autour de la beauté et de l'éveil de l'imaginaire.

Entretemps, il a également été sélectionné deux années de suite au salon des arts de Beauvais, et a participé avec deux jeunes artistes, peintre et dessinateur, à l'exposition co-construite "Art'Effect" autour de visions très graphiques de lignes et formes géométriques, créées, imaginées ou capturées dans le réel.

Depuis, sans avoir délaissé la photographie, il s'est consacré à construire d'autres pans de sa vie, a continué de promouvoir son exposition "Fe2O3, 3ème Bain", de manière discrète, tout en s'inspirant pour ses prochaines créations. 

« J'ai découvert avec plaisir son talent de photographe. J’aime sa conception très picturale de la photographie. Tel un peintre, il a d’abord une vision intérieure de ce qu'il veut nous montrer. Ses photos, très bien structurées par une belle maîtrise de la couleur et des formes géométriques, sont le reflet de son imaginaire : elles nous donnent à rêver. »
Dominique FOURNIER, Pianiste et organiste, ancien directeur des programmes de TV5 Monde et directeur des relations culturelles de France Télévisions. Auteur du livre « La passion prédominante de Janine Reiss : la voix humaine ».

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